Betty Cooper : Qui je suis


Écrit par Mark Moore
[Traduit par Macfly]



Betty dans «Auto-défense»

Toute la fin de semaine, Betty songea à ce que Archie lui avait dit. Elle pouvait à peine ne pas y penser.
En ce dimanche après-midi, Betty était assise à une table chez Pop avec Midge, Nancy et Reggie. Ils buvaient tous un malté au chocolat.
Betty se demanda quand Archie passera aux actes. Ce n'est peut-être pas maintenant, ou même en public, mais Archie agira probablement lorsqu'elle sera seule, comme il a fait avec Véronica. Betty frissonna à l'idée de ce que Archie lui ferait. Elle était responsable plus que quiconque de la chute de sa vie sociale.
«Non, c'est pas de ma faute» se dit Betty. «Il s'est attiré ça lui-même. Je n'ai fait que dire au monde ce qu'il faisait réellement. Et je risque de passer un mauvais quart d'heure pour ça dès demain.»
«Qu'est-ce que t'as?» demanda Midge. «Tu sembles dans la lune.»
Betty revint alors sur terre. «Je ne peux pas en parler.»
«Même pas avec tes amis?» demanda alors Nancy.
«J'ai comme... promis à quelqu'un de ne rien dire.»
«Betty, peu importe ce que c'est, ça semble te troubler beaucoup» répondit Midge. «Allez, dis-le-nous. On peut peut-être t'aider.»
Betty soupira. «Ok. Vendredi après-midi, après la septième période, Archie a frappé Véronica. Elle a l'oeil droit au beurre noir.»
Tout le monde fut très surpris.
«Ronnie ne voulait pas que j'en parle à personne parce que son père est un homme important, et qu'il ferait probablement mauvaise figure si les médias apprenaient cette histoire.»
«T'aurais dû appeler la police» dit Nancy.
«Je tiens toujours mes promesses» répondit Betty. « Je ne sais pas si c'est bien de ma part mais c'est pas ça le pire. En fait, Archie m'a appelée ce soir-là pour me menacer. Je crois qu'il va me essayer de me toucher lundi.»
«Tu dois le dire à la police» suggéra Reggie.
«Non Reggie» répondit Betty. «S'il vous plait, gardez tout ça pour vous et n'en parlez pas. J'ai promis à Ronnie.»
«Cette promesse te met plutôt en danger» ajouta Midge.
Puis Archie et Jughead entrèrent chez Pop.
Betty, Nancy, Midge et Reggie surveillèrent les deux nouveaux arrivants alors qu'ils s'installaient au comptoir.
«Un malté au chocolat, Pop» demanda Archie.
«Donne-m'en six» compléta Jughead.
Après avoir eu leurs maltés, ils s'éloignèrent du comptoir. En passant devant le groupe, Archie leva subtilement son poing en pointant Betty.
Puis ils allèrent s'asseoir dans un coin éloigné de la crèmerie.
«Ce salopard!» dit Reggie en furie. «Il a besoin d'une bonne leçon!»
«Reggie, ça va juste l'irriter davantage» dit Betty. «Laisse-le tranquille. Il ne faut pas chercher à compliquer les choses.»
«Ben, si tu ne fais rien maintenant, j'espère que tu pourras te défendre toute seule» lui dit Midge.
Betty se mordit la lèvre. «Je vous reverrai demain à l'école. Bonne soirée!»
Elle se leva, prit sa bourse et sortit de la crèmerie.

Betty fit 50 milles en auto. Elle essayait de ne pas penser à ce qu'elle faisait.
Puis, elle stationna sa voiture dans la rue et sortit dehors. Elle entra dans un magasin d'armes à feu.
Betty regarda tous les revolvers sur les murs et dans les vitrines.
«Est-ce que je peux vous aider?»
Betty se retourna et regarda l'homme qui était derrière le comptoir. « Je... j'aimerais acheter en revolver.»
«C'est pour quoi? La chasse?»
«Pour ma protection personnelle.»
«Vous avez l'air bien jeune» lui dit le vendeur. «Avez-vous votre permis pour port d'arme?»
«Non. Désolé de vous avoir dérangé.» Betty commença à marcher vers la sortie.
«Hé! Attendez une minute.»
Betty se retourna de nouveau et regarda le marchand.
«Venez ici.»
Betty retourna alors au comptoir.
Le marchand s'appuya sur le comptoir. «Je comprends votre besoin de protection. Je traînais un revolver quand j'avais votre âge. Je l'ai eu d'un gars dans une rue. Il y a beaucoup de lois qui limitent nos droits à porter des armes. Je veux bien vous vendre une arme mais n'en parlez sutout pas.»
Betty y songea un moment puis acquiesça. «D'accord.»
«Suivez-moi dans l'arrière-boutique. Comme ça, on ne sera pas devant les caméras.
Betty suivit le vendeur.
Il ouvrit une boîte en carton. « Je garde des revolvers que j'ai vendus à des clients qui n'existent pas, ce qui fait que je peux les vendre à des personnes comme vous.»
Il en sortit une boîte et l'ouvrit. Il sortit le revolver de la boîte.
«C'est un Smith & Wesson, modèle 28. Un magnum .357.» Il ouvrit la chambre de balles du revolver. «On peut tirer six coups avec ça mais je peux le remplacer par un cylindre à sept coups si ça vous intéresse.»
Betty fit signe que non. «Non, c'est correct.»
Il referma la chambre du revolver. «C'est un bon revolver. J'en ai vendu un la semaine dernière.»
«Est-ce efficace pour me protéger?» demanda Betty.
«Seulement si vous avez la gachette facile et que vous puissiez toucher votre cible» répondit le marchand. Il tendit le revolver à Betty. «Tenez, essayez-le. Apprivoisez-le.»
Betty prit le revolver tranquillement et le serra dans sa main droite. «Smith & Wesson? Il me semble qu'ils font des lunettes de protection aussi, non?»
Le marchand haussa les épaules. «Effectivement, mais rien n'empêche de fabriquer plus d'un produit, pour une compagnie.»
Betty pointa son revolver quelque part et commença à apprécier son nouveau jouet. «Je vais le prendre.»
«Ok.» Le marchand sortit une petite boîte de munitions et l'ouvrit devant Betty. «Voici une boîte contenant 30 balles.» Il la referma et tendit la chose à Betty.
Betty redonna le revolver au vendeur. Il la replaça dans sa boîte, puis y réinséra la boîte de munitions.
«Ça fera 40 dollars» lui dit le marchand.
Betty sortit son portefeuille et le paya.
Il lui donna la boîte. «Soyez prudente!»
Betty aquiesça. «Pas de problème! Et merci!»
Betty replaça son portefeuille dans sa bourse, puis y inséra la petite boîte, et finalement referma sa bourse.

Betty était de retour chez elle une heure plus tard.
Elle entra dans le salon.
«Comment c'était chez Pop?» lui demanda sa mère.
«Bien! J'ai pris un malté au chocolat.»
«Bien. Maintenant, monte te coucher. Tu as de l'école demain.»
«C'est vrai.» Betty monta les escaliers. «Bonne nuit, m'man!»
«Bonne nuit, ma chérie.»

Betty entra dans sa chambre et referma la porte derrière elle.
Elle plaça sa bourse sur sa commode, l'ouvrit et sortit la petite boîte. Elle ouvrit le tiroir du bas, y plaça la boîte et referma le tiroir. Elle se prépara alors à se mettre au lit.

FIN



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